#Réforme : se préparer aux nouvelles exigences de la qualité…


Le projet de réforme de la formation professionnelle prévoit une obligation de certification des organismes de formation. Le dispositif sera applicable au 1er janvier 2021 afin de laisser le temps aux différents acteurs de se mettre en conformité avec la législation. Le texte poursuit le travail du législateur engagé plusieurs années auparavant (cf. décret qualité du 30 juin 2015) tout en considérant l’étendue récente du marché, cette dernière s’illustrant par une diversité des offres et des pratiques…

La qualité comme obligation de certification

La dernière réforme de la formation professionnelle le clame haut et fort : tous les organismes sont concernés par cette obligation de certification (les organismes délivrant des actions visées à l’article L.6313-1 du code du travail) dès lors que l’action est financée sur des fonds publics ou mutualisés. Il s’agit des actions suivantes : les actions de formation, les bilans de compétences, les actions permettant de faire de la VAE, les contrats d’apprentissage.

Des certificateurs accrédités par le Cofrac

Parmi les nombreux volets de la loi Avenir professionnel du 5 septembre 2018, un projet de décret a été soumis à l’agence France Compétences le 14 février 2019 afin d’établir un « référentiel national de certification qualité des organismes de formation ». Il s’agit de la deuxième phase du renforcement du contrôle qualité des organismes de formation professionnelle après celle mise en œuvre par la loi du 5 septembre 2014. Cette certification conditionne l’accès aux financements publics (État, région, Caisse des Dépôts, Pôle emploi) et autres (Opco, Agefiph, CPIR). Ce projet de décret comprenant la première version du Référentiel National Qualité, a pour vocation d’apporter une plus grande transparence et d’augmenter les exigences qualité des organismes de formation en donnant notamment plus de visibilité à l’attendu des éléments de preuves.

Un projet s’appuyant sur la base de 7 critères et 32 indicateurs (soit un critère de plus que le décret qualité du 30 juin 2015) :

  1. L’information des publics sur les prestations, les délais d’accès et les résultats obtenus.
  2. L’identification précise des objectifs des prestations et leur adaptation aux publics bénéficiaires lors de la conception des actions.
  3. L’adaptation des prestations et des modalités d’accueil, d’accompagnement, de suivi et d’évaluation aux publics bénéficiaires lors de la mise en œuvre des actions.
  4. L’adaptation des moyens pédagogiques, techniques et d’encadrement des prestations lors de la mise en œuvre des actions.
  5. La qualification et la professionnalisation des personnels chargés des prestations.
  6. L’inscription du prestataire dans son environnement socio-économique.
  7. La mise en œuvre d’une démarche d’amélioration par le traitement des appréciations et des réclamations.

Nous sommes ainsi à l’aube d’un nouveau paradigme. L’exigence en matière de qualité des organismes de formation ne repose plus sur du déclaratif mais sur l’apport d’éléments de preuve démontrant la conformité de l’organisme de formation au référentiel national qualité.  C’est pour cela qu’il devient désormais nécessaire pour chaque organisme, de confier à un référent qualité avisé le pilotage de la mise en conformité.

Convergence entre la qualité de l’organisme de formation et la qualité de la certification !

Cliquer sur l’image pour visualiser le schéma

Retour sur le Webinar : « Exigences de la qualité dans la formation professionnelle »


« Les prestataires de formation devront être “certifiés sur la base de critères définis par décret” pour pouvoir accéder aux financements publics ou paritaires. »

Pour son second Webinar, le cabinet Lafayette Associés s’est penché sur la thématique de la certification qualité. La dernière réforme de la formation professionnelle prévoit la mise en place d’une certification qualité des organismes de formation sur la base d’un référentiel national. Intitulée Loi pour un Avenir Professionnel, celle-ci s’inscrit dans le prolongement de la précédente réforme de 2014 et du décret du 30 juin 2015 listant les critères de qualité imposés à tous les organismes de formation financés par des fonds publics ou paritaires.  En exigeant des prestations de formation de qualité lors de la réforme de 2014, le législateur a invité tous les dirigeants d’organisme de formation à structurer et à professionnaliser leur stratégie ainsi que leur gestion. Cependant, le principal outil dédié, Datadock, n’a non seulement fait figure que d’outil pédagogique faiblement contraignant, mais il a aussi réduit l’ambition de qualité à un objectif de conformité administrative… 

Face à l’obligation de certification qui s’intensifie, seuls les organismes ayant pleinement saisi ce qu’implique un pilotage par la qualité pourront désormais tirer leur épingle du jeu ! Pendant près de 45 minutes, notre expert qualité Yannick Miel (consultant Lafayette Associés) a tenté de nous éclairer sur ce sujet au travers des points suivants  :

  • Qualité, conformité : qui exige quoi ?
  • Comment maîtriser et piloter la qualité ?
  • Comment transformer la contrainte de qualité en opportunité business ?
  • Comment se préparer à une démarche de certification ?

Appuyée par cette nouvelle réforme de la formation professionnelle, la qualité devra être perçue comme un processus de certification évident. Mais au-delà de son caractère obligatoire, il faut penser également le fonctionnement de la qualité selon différents processus : identification d’un besoin, conception d’une formation, réalisation d’une prestation de formation, évaluation continue et finale des compétences et suivi des bénéficiaires de la formation.

« La certification systématique des organismes de formation est essentielle pour améliorer la qualité, le professionnalisme et la transparence du secteur. » Stéphane Carcillo, chef de la division emplois et revenus à l’OCDE

Extrait de la présentation : « Comment maîtriser et planifier la qualité »

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Pour consulter le support (dans sa globalité) du webinar sur le thème des « blocs de compétences » contactez-nous


Retour en infographie sur le calendrier de la Réforme


Découvrez les étapes clés de la nouvelle « loi pour un avenir professionnel » grâce à une infographie ludique : quels acteurs et dispositifs vont disparaître, ou encore quel sera désormais le circuit de financement… Lafayette Associés vous aide à y voir plus clair en publiant le déroulement chronologique de la nouvelle réforme de la formation..

Découvrir notre infographie ludique

La data au service de l’emploi et de la formation professionnelle avec SmartPath


Aucun secteur n’échappera à la révolution du Big Data ! Si le stockage et l’exploitation des données permet de servir les entreprises jusqu’à leur apporter un avantage concurrentiel notable (cf. les méthodes du datamining utilisées dans le marketing), l’analyse des données apparaît également comme un outil utile aux yeux des consommateurs. Au-delà des nombreuses applications « agréables » qui facilitent déjà le quotidien (cf. ubérisation de la société des services), la data intervient comme un levier majeur sur le marché de l’emploi et de la formation dans la mesure où elle pourra faciliter le parcours des demandeurs d’emploi et des actifs souhaitant évoluer ou se reconvertir professionnellement grâce au développement des compétentes…

 A l’heure où les futurs OPCO sont à la réflexion avec les branches professionnelles sur les services à proposer aux entreprises pour faciliter la mise en œuvre de la GPEC, un outil simple d’usage pour identifier les formations et les filières de recrutement répondrait aux attentes de nombreuses entreprises et de leurs salariés. C’est ce que Lafayette Associés propose avec l’outil SmartPath.

L’impact de la data et du digital bouleverse les usages et les usagers

Le chantier récent de la formation professionnelle n’a d’ailleurs pas tardé à le faire savoir : à partir de janvier 2020, une application CPF verra le jour. Son objectif sera de faciliter l’individualisation des parcours des salariés et par conséquent leur autonomie dans la gestion de leur formation. Cependant, « un des écueils à éviter pour cette future application CPF, est de faire une application de spécialiste pour des utilisateurs qui ne le sont pas ». C’est dans ce cadre que Lafayette Associés, société spécialisée dans la formation professionnelle depuis 2008, a annoncé le lancement de son outil SmartPath : un service en ligne qui met à disposition de l’utilisateur une plateforme simple pour trouver une formation, un métier  en phase avec son projet. Par ailleurs, notre application pourrait tout à fait offrir un service complémentaire, intégré à l’application CPF !

Comprendre la mécanique SmartPath

Grâce à une logique reposant sur l’Intelligence Artificielle : « les algorithmes de SmartPath sont construits avant tout sur l’analyse des compétences, afin de répondre aux évolutions du marché de l’emploi », SmartPath a été lauréat du concours de « l’innovation numérique » en 2017 et sélectionné par Microsoft dans le cadre de son programme BizSpark+.

Pour résumer, SmartPath est un moteur de recherche des métiers, des formations et des offres d’emploi. C’est une plateforme qui collecte des données sur l’offre de formations, l’offre de certifications en fonction de l’échelle géographique et/ou du niveau d’études souhaité. Par rapport à la cible que nous adressons, Lafayette Associés souhaite dans un premier temps présenter son outil auprès d’acteurs qui occupent une place phare dans le paysage de la formation professionnelle : les branches professionnelles, les établissements d’enseignement & les universités et les entreprises.

  1. Les Branches professionnelles: les branches veulent communiquer sur leurs métiers et les formations pour y accéder (utilité)
  2. Les établissements d’enseignement & Universités : valoriser leurs formations en les liant à des métiers, des compétences et des offres d’emploi (cohérence)
  3. Les entreprises : promouvoir auprès de leurs salariés les formations correspondant à leurs métiers ou les informer sur les opportunités (évolution)

 

Pour aller plus loin, retrouvez l’interview de Mathieu Hivet, directeur associé, dans Newstank RH

Les blocs de compétences : retour sur notre premier webinar


« La meilleure et la première protection contre le chômage est la compétence. » Muriel Pénicaud, Ministre du travail
  • Qu’est-ce-que les blocs de compétences ?
  • Comment élaborer les blocs de compétences ?
  • Comment créer le lien entre la compétence et la formation ?
  • Comment évaluer et certifier un bloc de compétences ?
  • Comment valoriser les offres de formation grâce aux blocs de compétences ?

Ainsi, comprendre aussi bien l’environnement juridique que les différentes étapes d’élaboration des blocs de compétences ou encore les modalités d’évaluation du jury, tels ont été les grands axes abordés lors de cette web-conférence.

Comment élaborer ses blocs de compétences

 

Au vu de l’intérêt suscité par ce premier webinar, Lafayette Associés confirme un second rendez-vous qui aura lieu le 20 novembre prochain, avec pour thème abordé cette fois-ci celui de la Qualité, les inscriptions débuteront à partir du 20 octobre !

 


Pour revoir le Webinar inscrivez-vous sur ce lien

Pour consulter le support (dans sa globalité) du webinar sur le thème des « blocs de compétences » contactez-nous

 

Lafayette associés lance son 1er Webinar !


Blocs de compétences, quelles opportunités de développement pour les offres de formation ?

Lafayette Associés vous éclaire sur ce sujet :

  • Qu’est-ce-que les blocs de compétences ?
  • Comment élaborer les blocs de compétences ?
  • Comment créer le lien entre la compétence et la formation ?
  • Comment évaluer et certifier un bloc de compétences ?
  • Comment valoriser les offres de formation grâce aux blocs de compétences ?

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Rencontre avec un Consultant Lafayette Associés


Après une maîtrise en sociologie à la Faculté Paris VIII, Olivier a voulu rapidement se mettre dans le bain professionnel en poursuivant une formation RH en alternance au sein du Groupe Foncière Régions. Une expérience qui lui a mis le pied à l’étrier, puisqu’après ces deux années, Olivier a fait le choix décisif de s’orienter vers le secteur de la formation professionnelle. Quelques années après, il a d’ailleurs repris ses études en suivant un Master 2 en ingénierie de formation et développement des compétences. 

Pourriez-nous nous parler de votre parcours professionnel avant Lafayette Associés ?

Pendant 7 ans , j’ai travaillé pour UNIFAF qui est un l’OPCA des branches « sanitaire, social et médico-social » à but non lucratif. J’étais chargé de formation, ce qui impliquait que je devais gérer un portefeuille clients. Ensuite, j’ai intégré AGEFOS PME pendant 6 années où j’étais responsable grands comptes et branches. Ma mission principale consistait à accompagner les branches professionnelles dans le déploiement de leurs politiques emploi-formation.

Comment décririez-vous votre poste au sein du cabinet Lafayette Associés ?

Je suis consultant sénior, c’est-à-dire que j’encadre une équipe de consultants junior pour faire en sorte que l’équipe atteigne les objectifs qui ont été fixés en amont. Mon travail repose en partie sur l’accompagnement des organismes de formation (nos clients) où je dois valoriser l’offre de formation et de certification auprès de ces acteurs. Vis-à-vis des branches professionnelles par exemple, ma mission centrale est le développement des compétences de leurs salariés. On travaille surtout pour les observatoires des branches car notre accompagnement passe principalement par eux et aussi parce qu’ils pilotent les projets des branches. Nous leur apportons une expertise globale qui va de la connaissance de l’écosystème autrement dit du « comment chaque acteur de la formation professionnelle s’articule »,  jusqu’au « côté terrain » via la rédaction des référentiels métiers.

Vous venez de mentionner « les branches professionnelles », quelle évolution pour ces acteurs face à la réforme actuelle qui s’installe ?

A vrai dire, depuis les débuts de mon activité professionnelle, j’ai systématiquement connu des réformes dans ce milieu qu’est celui de la formation (j’ai commencé à travailler en 2000), c’est même la 4ème réforme que je connais. Pour moi, cela traduit un marché en perpétuelles évolutions, qui n’est au contraire pas sclérosé ! Concernant la réforme de la formation actuelle, il s’agit selon moi plus d’une réforme de fond dans la mesure où elle va véritablement bouleverser le monde de la formation. Les branches occuperont d’ailleurs une plus grande place.

De plus, on remarque que tous ces changements s’opèrent dans un contexte de rapprochement des branches, puisqu’on estime qu’ici à 2020, le nombre de branches sera considérablement réduit. Pour ma part, je trouve qu’il est important d’identifier les compétences transverses : en enjeu crucial sur le champs de l’activité de la formation car il permet l’articulation entre les métiers et les secteurs. De nos jours, il existe en majorité des « micro branches » (TPE), ce chantier va permettre d’offrir une meilleure visibilité ainsi qu’une meilleure attractivité en termes de compétences et d’enjeux, ce qui sera bénéfique pour entreprises et les futurs salariés.

On assiste donc à une évolution en filigrane de la formation, où la logique est de regrouper les acteurs par secteur professionnel, et cela passe également par une diminution des OPCA (futurs opérateurs de compétences) qui se spécialiseront dorénavant par secteur d’activité.

Dans quelle mesure la stratégie Lafayette Associés apparaît-elle pertinente sur un tel marché  ?

Comme je le disais dans mes réponses précédentes, le marché de la formation apparaît comme une organisation assez disparate, et du coup très complexe. Si je me mets à la place des organismes de formation et donc de nos clients, on se retrouve face à un secteur plutôt nébuleux où notre métier consiste justement à déjouer et comprendre les tenants et aboutissants du marché de la formation. Ce qui explique d’ailleurs le développement du cabinet Lafayette Associés depuis 10 ans. Il y a 10 ans, notre cabinet de conseil s’est immiscé dans le paysage de l’emploi-formation pour répondre à des besoins identifiés, aujourd’hui encore l’évolution du secteur continue et nous devons répondre à de nouveaux besoins. 

Si je prends l’exemple du digital, on remarque que l’avènement du digital a engendré une adaptation des métiers et l’apparition de nouvelles compétences. Pour prendre un exemple précis, mon équipe et moi avons travaillé récemment pour la fédération de la vente directe où l’objectif était d’élaborer des référentiels métiers et certifications. Nos travaux, alliant « expertise conseil » et étude empirique (méthodes d’enquête), devaient mettre en exergue l’impact du digital sur les métiers de la vente directe. Grâce à une étude qualitative, nous sommes allés chercher nous-mêmes la matière afin de la mettre en perspective avec les outils et référentiels existants. Tout cela dans le but d’obtenir une mise à jour des référentiels au vu de la transformation digitale des métiers.

L’important est de toujours garder une certaine distance, une certaine hauteur lorsqu’on appréhende un sujet face à un client  : ce qui permet finalement d’y ajouter une vision en phase avec la réalité.

Qu’est ce qui vous anime le plus dans la profession de consultant politique emploi-formation  ?

En soutien de ce qu’il vient d’être évoqué, ce que j’aime le plus dans le conseil c’est de pouvoir apporter une expertise extérieure, en quelque sorte neutre au client et ce indépendamment de tout corps professionnel : on a un réel sentiment de liberté en tant que consultant, grâce aux méthodes telles que les études de terrain d’une part, mais aussi grâce à la diversité des clients avec qui nous avons la chance de travailler (écoles, universités, branches, OPCA…). De plus,  je considère mon métier comme valorisant et vertueux dans la mesure où je pense contribuer au développement des compétences et à l’amélioration des conditions des individus. 

Quelles seraient selon vous les qualités requises pour être consultant emploi-formation ?

Je dirais avant tout être à l’écoute des clients, prendre de la hauteur sur les divers enjeux et thématiques, le pilotage des projets forcément, la qualité d’animation aussi car nous devons mener beaucoup de réunions (avec différents acteurs) et réaliser également des entretiens. 

Enfin comme je le disais, il faut savoir s’adapter à toutes sortes d’acteur de la formation, tout en sachant vulgariser son discours (le jargon de la formation et de l’ingénierie pédagogique pouvant être parfois très dense et très technique pour ses interlocuteurs).

 

Olivier Erramoun, consultant politique emploi-formation