Réforme 2017, vers une offre de formation professionnelle plus cohérente

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Au moment où la formation professionnelle est annoncée comme l’une des voies pour lutter contre le chômage structurel (le plan du gouvernement prévoit une enveloppe de 11 milliards d’euros pour la formation), la ministre du travail Muriel Pénicaud a précisé que la montée en compétences de la population active pourrait être l’un des fils conducteurs à déployer : « il faut mettre l’accent sur les formations qualifiantes, assez transversales pour ne pas être attachées à un métier… ».

Miser davantage sur les compétences dans le domaine de la formation professionnelle

Si les promesses faites lors du précédent quinquennat sembleraient plutôt avoir atteint des objectifs quantitatifs que qualitatifs en termes de taux d’insertion de l’emploi, l’exécutif actuel laisserait entendre que les dépenses prochaines accordées au développement de la formation porteraient avant tout sur les compétences des individus. Celles-ci permettraient de pallier l’inadéquation existante entre les besoins du marché de l’emploi (plus particulièrement des bassins d’emplois) et les profils des candidats.

 

« On a des métiers entiers où on ne trouve personne parce qu’ils ont une mauvaise image : cela fait par exemple des années qu’on cherche des soudeurs et des chaudronniers ». (Muriel Pénicaud)

Promouvoir l’image des métiers les plus demandeurs

En effet, certaines branches professionnelles ont beaucoup de mal à trouver des employés qualifiés. Au point que certains grands groupes comme Areva , ont créé leurs propres écoles : « Les compétences sont trop faibles en sortie de Bac pro ou de BTS, mal calibrées » a déclaré la ministre. C’est d’ailleurs pour cela que la communication apparaît également comme un levier essentiel, dans la mesure où elle permettrait de redorer l’image de professions jugées parfois dépassées aux yeux des individus en quête d’activité professionnelle : « les demandeurs d’emploi ne se tournent pas spontanément vers les métiers de l’Industrie qu’ils pensent à torts sinistrés » (Henri de Navacelle, ancien DRH de l’UIMM et actuel directeur général de l’Aforp). Alors que face à l’essor de l’innovation s’illustrant notamment par l’utilisation de nouvelles machines et du processus de robotisation, les métiers de l’Industrie ont évolué avec le temps et soulagent désormais le travail de l’Homme, lui offrant par la même occasion des perspectives d’évolutions salariales.

 

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Ainsi, si l’on reprend l’exemple des métiers de l’Industrie, il nous devient nécessaire de rappeler aux différents publics (demandeurs d’emploi, jeunes, médias etc.) que cette branche s’est depuis des décennies modernisée de par son progrès technique constant et sa volonté de transition digitale. L’utilisation d’une communication réfléchie et plus répandue permettrait par conséquent de lutter contre certaines idées reçues telles que cette perception archaïque de « l’homme machine », autrement dit une profession nécessitant peu de qualifications, des salaires peu élevés et des perspectives d’avenir limitées…

Enfin, de même que la France s’évertue à promouvoir depuis quelques années les métiers de l’Artisanat, il nous faudrait également redonner leurs lettres de noblesse aux métiers de l’Industrie ainsi qu’aux autres métiers « délaissés », afin qu’ils redeviennent attractifs auprès des demandeurs d’emploi !

 

 

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