Le processus de labellisation européen

∇ La Charte Erasmus : un préalable indispensable à la mobilité européenne
Tout établissement d’enseignement supérieur souhaitant participer au programme 2014-2020 de l’UE pour l’éducation, la formation, la jeunesse et le sport et ainsi prendre part aux échanges inter-établissements en Europe (étudiants, personnel) doit disposer de la charte Erasmus pour l’enseignement supérieur. 

 

 Les Labels européens ou comment s’insérer dans l’espace européen de l’enseignement supérieur :
En signant la Charte, l’établissement s’engage à en appliquer les principes. Délivrée par la Commission européenne, son respect en est assuré par les agences nationales. L’établissement s’engage notamment à assurer la reconnaissance des activités réalisées par les étudiants dans le cadre de leur mobilité en attribuant des crédits (ECTS ou système compatible) et en indiquant les résultats des étudiants dans un relevé final (supplément au diplôme ou équivalent). L’établissement s’engage aussi à publier et mettre à jour régulièrement le catalogue de cours sur le site Internet de l’établissement. Transparence et visibilité de l’information font donc partie des piliers de la charte destinée à accroître et faciliter les échanges. Ces exigences requièrent au préalable un investissement de l’établissement et un engagement du personnel sur le plan organisationnel et/ou pédagogique et dans l’élaboration d’une véritable stratégie Erasmus. Outre la participation aux activités d’échange, la Charte Erasmus est indispensable à tout établissement souhaitant postuler aux labels européens ECTS et SD.

 

 ∇ Les labels ECTS et SD
Une valorisation des établissements engagés dans une procédure de qualité pour l’utilisation du système européen ECTS et du « Supplément au Diplôme ». Ces deux labels sont délivrés par la Commission européenne qui lance, chaque année, un appel à candidature. Les établissements éligibles sont les établissements titulaires d’une charte Erasmus.
  • Le label ECTS ne correspond pas à une évaluation de la qualité de la formation dispensée mais de la bonne application du système européen d’accumulation et de transfert de crédits et de la lisibilité des informations fournies (aspect formel).

Le système européen d’accumulation et de transfert de crédits est basé sur la charge de travail de l’étudiant, qui est traduite en crédits, attribués pour un programme d’études et l’ensemble de ses composantes. Une année équivaut à 60 crédits et est découpée en unités d’enseignement qui se voient affecter des crédits en fonction des résultats à atteindre et de la charge de travail correspondante. Ce système de crédits facilite ainsi la comparaison des programmes d’études, la reconnaissance académique et la mobilité.
Le label est attribué par la Commission européenne. Les candidatures doivent être soumises à l’Agence Europe-éducation-formation-France (juin), qui peut émettre des recommandations aux établissements afin de procéder aux modifications nécessaires avant la date de clôture des candidatures (octobre).

  • Le label SD (« Supplément au diplôme) est une reconnaissance de la qualité de la lisibilité des diplômes décernés par un établissement, en particulier vis à-vis de potentiels employeurs locaux, nationaux et internationaux ainsi qu’à des établissements d’enseignement supérieur pour faciliter la poursuite d’études des diplômés.

Le supplément au diplôme est une annexe descriptive au diplôme qui lui est associé. Il s’agit d’un document formalisé et standardisé, rédigé ou traduit en anglais de préférence. Il insiste sur les qualifications à acquérir, pour contribuer à la transparence, la mobilité et la formation tout au long de la vie et doit contribuer à l’accroissement de l’insertion professionnelle des étudiants.